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ARSCIPRO'S WORKSHOP -
© 1986-2008 - Jacques Gurfinkiel
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A- The Movie Camera
09
Optics:
Lenses & Filters
L'objectif permet à
l'image de se former sur la pellicule derrière la fenêtre (film gate), il permet aussi de
régler la quantité de lumière arrivant sur la
pellicule.
Nous
allons rappeler quelques notions d'optique, ce sont les
mêmes en photo et en vidéo:
Un
objectif donne d'un objet, une image réelle inversée
que l'on peut recueillir sur un écran (dans notre cas la
pellicule)
On peut donc considérer qu'un objectif agit globalement
comme une lentille convergente.
Si nous considérons une lentille convergente idéale,
les rayons parallèles issus d'un objet situé sur l'axe
optique à l'infini convergent en un point qu'on appelle
le foyer. Il y a également au
centre de la lentille, un point appelé centre
optique,
par lequel les rayons ne sont pas déviés.
La distance focale (focal length)
La
distance focale c'est la distance entre le centre optique
et le foyer.
Cette distance s'exprime en millimètres. C'est un
paramètre important qui caractérise l'objectif, c'est
pourquoi on appelle souvent focale l'objectif lui-même.
La distance focale définit l'angle de champ de
l'objectif, elle a aussi une incidence sur le
grossissement de l'image et sur les perspectives.
Quand la
focale augmente, l'angle de champ diminue, l'image semble
rapprochée car elle est grossie, les perspectives sont
écrasées: c'est un téléobjectif, ou longue
focale.
Quand
la focale diminue, l'angle de champ augmente, l'image
semble éloignée car elle est réduite, les perspectives
sont fuyantes: c'est un grand-angulaire, ou courte
focale.
Il
existe des procédés optiques qui permettent de faire
varier la focale d'un objectif, ce sont
les objectifs à focale variable ou zoom.
Ci-contre
un objectif à focale variable très usuel: le Zoom
Angénieux
pour le format 16mm, variation de focale de 12 à
120
mm.
Notons
qu'un zoom, qui comporte souvent un grand nombre de
lentilles, est toujours de moins bonne qualité qu'une
focale fixe (prime lens) à soin de fabrication égal.
Le
choix d'une focale, ainsi que la place de la caméra ont
une incidence très forte sur l'aspect créatif de la
réalisation d'un film.
La
mise en image doit donc créer des besoins de focales
variées. En fait, les besoins de très loin les plus
fréquents, sont couverts par une gamme de focales
usuelles qu'on appelle une "série
d'optique".
Une
série très utilisée, la série Cooke S4, comprend les focales
suivantes:
18mm, 25mm, 32mm, 40mm, 50mm,
75mm, 100mm.
Cette
série couvre les focales moyennes, ainsi qu'un grand
angle raisonnable, et jusqu'à un léger Télé.
L'ouverture
maximale (Speed) de chaque focale de cette série est de
T=2.0
T correspond à
l'ouverture photométique ou Transmission, appelée aussi Diaph
Transmission ou T-Stop
En
fait, ce genre de série, correspond plus ou moins à
l'échelle des plans qui sont réalisés avec les
comédiens dans les scènes de fiction.
Leur
utilisation judicieuse permet de respecter la
vraisemblance de l'espace, de jouer sur les centres
d'intérêt: il y a des règles pour cela, qui bien
qu'académiques sont très importantes. Une bonne
maîtrise de ces règles est fortement conseillée pour
pouvoir se permettre leur transgression.
Une
autre série très utilisée,
la série Zeiss Super Speed (série grandes
ouvertures ou GO), comprend les focales
suivantes:
18mm, 25mm, 35mm, 50mm, 65mm, 85mm.
La
luminosité de chaque focale de
cette série est de T=1.3, ce qui représente une
grande ouverture (Hight Speed)
La mise au point (focusing)
Quand
le sujet est à l'infini, son image se forme dans le plan
qui passe par le foyer: le plan
focal.
Quand le sujet se trouve à une distance donnée, les
lois de l'optique nous montrent que l'image se forme dans
un plan plus éloigné du centre optique. Pour que
l'image soit nette (on focus), il faut qu'elle se forme sur la
pellicule: le plan film, il faut donc augmenter
la distance de l'objectif au plan film . Cette distance (tirage) se règle en général
par un système à bague vissante: la bague de
distance
(ou bague de mise au point). Les distances y sont
graduées en mètres ou en pieds.
Pour effectuer la mise
au point, il faut afficher la distance sujet/caméra sur
la bague de distance. On mesure cette distance avec un
décamètre à partir du plan film (symbole ci-joint). Il y a toujours un
dispositif pour accrocher le décamètre au niveau du plan film.
Encore
faut-il que la bague de distance soit bien calée, c'est
l'objet d'un essai de l'objectif: le calage de la bague.
On
peut aussi régler la netteté à l'oeil quand il y a peu
de profondeur de champ, par exemple avec des longues
focales, ou un zoom en position télé.
Là aussi il faut que le dépoli (ground
glass)
soit lui-même calé par rapport au plan-film, ce qui
peut se vérifier par un essai de calage
du dépoli et de conformité de la visée (viewfinder).
L'ouverture (diaphragme) (aperture?)
Selon
la sensibilité de la pellicule, la quantité de lumière
qui éclaire le sujet et l'effet recherché il faut
qu'une certaine quantité de lumière arrive sur la
pellicule. Bien souvent la quantité de lumière sur le
plateau nous est imposée (en extérieur par exemple),
alors qu'en studio on peut beaucoup plus la maîtriser.
Il nous faut donc un dispositif qui permette d'ajuster la
quantité de lumière qui passe par l'objectif: c'est une
sorte d'iris qu'on appelle le diaphragme ou "diaph". ( Le terme anglo-saxon
est "stop").
L'ouverture
d'un objectif est caractérisée par un nombre
d'ouverture N=Distance
focale/Diamètre de l'ouverture de l'iris.
Si
le diamètre de l'ouverture est égal à la distance
focale on a: N=1.
C'est
une très grande ouverture.
Les
nombres d'ouverture sont normalisés, ils correspondent
à des rapports de x2 des quantités de lumière
transmises. Comme la quantité de lumière transmise
dépend de la surface de l'ouverture, un rapport de x2
des surfaces correspond à un rapport de "racine de
2" (=1,414) du diamètre de l'ouverture.
C'est pourquoi les nombres d'ouverture normalisés sont
les suivants:
1 ; 1,4 ; 2 ;
2,8 ; 4 ; 5,6 ; 8 ; 11 ; 16 ; 22
; 32 ; ...
La
construction de lentilles permettant des grandes
ouvertures est très délicate et sur de nombreux
objectifs la plus grande ouverture est de moins bonne
qualité.
Par
contre pour des nombres d'ouverture élevés (au delà de
11~16), quelque soit l'objectif, la qualité est
altérée par un phénomène d'optique physique: la
diffraction.
Il
y a donc une gamme d'ouvertures qui correspond au
meilleur rendement de l'objectif. Il faut procéder à
des essais, les essais de définition qui se font en même
temps que les essais de calage
F-Stop, T-Stop
Les nombres d'ouverture
tels que nous venons de les définir, correspondent à
des carctéristiques géométriques de l'objectif:
rapport de la Distance
focale/Diamètre de l'ouverture de l'iris.
Or
le but du réglage de l'ouverture est de maitriser la
quantité de lumière arrivant sur la pellicule.
Dans
le cas d'un objectif réel, il faut donc aussi tenir
compte de l'absorption de la lumière par les lentilles
qui ne sont jamais idéalement transparentes (les
lentilles agissent comme un filtre et ont donc un
coefficient de transmission)
Il
faudra donc distinguer deux types de nombres d'ouverture:
l'ouverture géométrique (F-Stop): valeur théorique
idéale pour un objectif parfaitement transparent, et qui
sera la valeur influant sur la profondeur de champ, et
d'autre part l'ouverture photométrique ou diaph transmission (T-Stop), qui permettra le
réglage effectif de l'exposition.
L'ouverture T-Stop, s'évalue expérimentalement et est
bien sûr moins "ouverte" que l'ouverture
géométrique.
La plus grande valeur de
l'ouverture est limitée par le diamètre du tube portant
les lentilles: la plus grande ouverture d'un objectif
s'appelle la luminosité de l'objectif. C'est
aussi une caractéristique importante d'un objectif. Elle
s'exprime en transmission (T-Stop)
Pour
maîtriser la quantité de lumière qui passe par
l'objectif on utilise des instruments de mesure à
cellule photoélectrique: les cellules. Ce sont en fait des
lux-mètres dont la graduation peut être adaptée au
besoin du cinéma: nombres guides, calculateur, ou
affichage direct en diaph.
La profondeur de champ (depth of
field)
C'est
la zone comprise entre la distance minimale de netteté
et la distance maximum de netteté, et dans laquelle le
sujet sera toujours net.
La
profondeur de champ dépend de la focale et de
l'ouverture.
Quand
l'ouverture diminue (=on ferme le
"diaph", =il y a moins de lumière qui entre,
=le nombre d'ouverture augmente) cela entraîne une augmentation
de la profondeur de champ.
Quand
la focale augmente, la profondeur
de champ diminue.
Nous vous
proposons un calculateur de profondeur de champ:
La notion de
netteté est définie par le cercle
de confusion.
Pour ce calculateur, nous l'estimons à 25 microns pour
le 35mm et à 15 microns pour le 16mm.
La distance hyperfocale (pour une focale et une ouverture
donnée) correspond à la distance affichée sur la
bague, qui donne une profondeur de champ qui va de la moitié de la
distance hyperfocale à l'infini.
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Field Calculator JavaScript must be enabled |
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conceived by Jacques Gurfinkiel |
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Les objectifs anamorphiques
Ils
sont utilisés pour le format scope
Les filtres (Filters)
Pour
la prise de vue couleur le filtre fondamental est le filtre
de conversion de couleur: filtre
85.
Il permet de tourner avec la lumière du jour (6000°K)
en utilisant une pellicule équilibrée pour la
température de couleur des studios (3200°K), lumière
artificielle ou "artif".
Le filtre "convertit" la lumière du jour de
6000°K en une lumière à 3200°K. Il est de couleur
orangée.
Il
existe des filtres qui diminue la quantité de lumière
transmise sans en modifier la qualité en température de
couleur, ce sont les filtres de densité neutre. Ils sont
gris, on les appelle aussi gris neutre. Ils sont très
utiles avec la lumière du jour, car souvent le diaph
demandé par une pellicule de sensibilité moyenne peut
alors dépasser les 16.
Les
filtre de densité neutre sont calibrés pour qu'il
permettent des diminutions de la lumière transmise dans
des rapports de x2 (comme des diaphs) Nous verrons plus
loin que cela correspond à une densité de 3. Les
filtres sont donc proposés par série de densité neutre
ND3, ND6, ND9 (neutral density). Comme ils sont très
utiles avec la lumière du jour, ils sont combinés avec
le filtre 85, c'est la série
85: 85 ; 85N3 ; 85N6; 85N9.
Il
existe bien d'autres filtres d'usages variés:
diffuseurs, trames, dégradés, pour effets colorés et
autres (prismes, étoiles, etc...).
Il
y a aussi des filtres colorés pour le Noir et Blanc: ils
ont une importance considérable pour le rendu des gris,
ils "corrigent et sur-corrigent le contraste"
(filtres jaune, orangé, rouge).
D'une façon générale, un filtre pour le noir et blanc
éclaircit sa couleur. Ex: le filtre vert donne des
sous-bois très lumineux en noir et blanc.
Chaque
filtre absorbe de la lumière, il faut donc pour garder
la même exposition ouvrir le diaph d'une valeur
caractéristique de chaque filtre (coefficient du
filtre).
Le filtre 85 absorbe 2/3 de diaph. Pour avoir une lecture
directe sur une cellule, il suffit dans ce cas de
diminuer la sensibilité apparente.
A
titre d'exercice, quelles sont les corrections en diaph
pour les filtres: 85N3, 85N6 et 85N9? Si vous voulez,
vous pouvez nous envoyer la réponse par
!!!
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